
Cet automne, on s’autorise à lever le pied. Octobre. Les journées raccourcissent, les températures baissent, les agendas se remplissent et, doucement, la fin de l’année se rapproche. Novembre arrive avec ses soirées plus longues, puis décembre et son traditionnel tourbillon : cadeaux, repas, invitations, dossiers à terminer, fêtes à préparer… Et si, cette année, on faisait exactement l’inverse ? Si au lieu d’accélérer jusqu’au 31 décembre, on décidait de ralentir un peu ? Pas question de tout arrêter, de partir méditer trois semaines au sommet d’une montagne ou de transformer sa maison en centre de yoga. Le bien-être peut être beaucoup plus simple que ça. Il commence parfois par une soirée sans programme, un téléphone posé loin de soi, une balade sans objectif ou un café que l’on prend enfin le temps de boire chaud.
La nature ralentit. Pourquoi pas nous ? Après l’énergie de l’été, l’automne nous ramène naturellement vers l’intérieur. On ressort les pulls, on rallume quelques bougies, on cuisine davantage, on retrouve le plaisir des soirées à la maison.
Plutôt que de lutter contre ce changement de rythme, profitons-en. Ralentir ne signifie pas devenir moins actif. C’est surtout choisir davantage ce à quoi on consacre son temps.
Une promenade en forêt plutôt qu’une heure passée à faire défiler son téléphone. Un déjeuner avec quelqu’un que l’on aime plutôt qu’un repas avalé devant son ordinateur. Dix minutes sans écran au réveil. Un livre laissé sur la table du salon. Une musique que l’on écoute vraiment. Des petits riens qui, mis bout à bout, changent beaucoup.
Nous avons rarement eu autant d’outils censés nous faire gagner du temps… et rarement l’impression d’en avoir aussi peu. Messages, mails, notifications, réseaux sociaux : notre attention est sollicitée en permanence. Même les moments où nous ne faisons « rien » sont devenus des moments où nous regardons quelque chose.
Alors cet automne, testons une nouvelle forme de luxe : être indisponible de temps en temps. Couper les notifications pendant un dîner. Laisser son smartphone dans une autre pièce. Ne pas répondre immédiatement à chaque message. S’offrir une matinée sans agenda. Le monde continuera probablement de tourner.
Et si notre liste de fin d’année ressemblait plutôt à celle-ci ?
• Marcher 30 minutes sans regarder son téléphone.
• S’offrir un massage ou un soin juste pour le plaisir.
• Organiser un dîner à quatre plutôt qu’une grande soirée compliquée.
• Aller au sauna, au hammam ou simplement prendre un long bain chaud.
• Recommencer un livre abandonné sur la table de nuit.
• Faire une sieste un dimanche après-midi sans culpabiliser.
• Cuisiner quelque chose qui mijote pendant des heures
• Dire « non » à une invitation quand on a simplement envie de rester chez soi.
• Passer une soirée entière sans réseaux sociaux.
• Et surtout : arrêter de vouloir rentabiliser chaque minute.
Les fêtes devraient être synonymes de plaisir. Pourtant, elles se transforment parfois en véritable marathon.
Le cadeau parfait. La table parfaite. La tenue parfaite. Le réveillon parfait. La photo parfaite… Et si le plus beau souvenir était justement celui qui n’était pas prévu ?
Une bouteille ouverte spontanément. Des amis qui restent un peu plus longtemps. Un gâteau légèrement raté. Des enfants qui mettent la table n’importe comment. Une discussion qui se prolonge jusqu’à deux heures du matin.
Le bien-être, c’est aussi accepter que tout ne soit pas parfait. Et heureusement.
Avant le 31 décembre, bloquez une journée entière dans votre agenda.
Pas de rendez-vous. Pas d’obligation. Pas de programme.
Une journée blanche.
Vous déciderez le matin même si vous avez envie de marcher, cuisiner, dormir, déjeuner dehors, regarder un film ou ne strictement rien faire. Et surtout, ne dites pas que vous « n’avez pas le temps ».
Cette journée, justement, c’est du temps que vous décidez de vous offrir.
Cet hiver, on ne cherche pas à en faire plus. On essaie simplement de profiter un peu mieux de ce que l’on fait déjà.
Parce qu’au fond, le vrai bien-être n’est peut-être pas une nouvelle routine à ajouter à notre agenda.
C’est parfois juste… un peu plus d’espace dans celui-ci.
Par DOA






