

Le vingt-et-unième siècle sera connecté ! Il n’y a plus d’autres options : rares sont ceux qui parviennent à se passer des smartphones, des systèmes de gestion à distance ou des pilotages à distance en intelligence artificielle. La construction n’échappe pas non plus à ce constat. L’intelligence de nos constructions va-t-elle bientôt dépasser la nôtre ?
Au départ, les systèmes domotiques étaient uniquement des systèmes destinés à être plus flexibles par un câblage pensé différemment ou en intégrant les balbutiements de l’informatique dans nos constructions. De nos jours, on va déjà plus loin et on parle d’immotique, c’est-à-dire, d’immeubles connectés gérés par des systèmes tentant une optimalisation des installations techniques pour réduire l’emprunte écologique, garantir la sécurité et augmenter le confort des occupants, tout en l’ayant modélisé après analyse. Ces bâtiments visent donc une utilisation en pilotage automatique (une fois programmé ou une fois vos comportements décryptés) afin que vous n’ayez plus à vous soucier de rien, si ce n’est d’en profiter pleinement !
Comme c’est déjà le cas des fenêtres de toiture, l’intelligence technique se développe aussi pour les autres types de fenêtres : par l’application de capteurs de luminosité ou de pluie, le risque d’inondation en cas d’averse disparaît. Des systèmes centralisés permettent également de fermer les volets ou de les ouvrir en fonction de la phase de la journée ou de vos heures de sommeil. En cas de surchauffe intérieure, la fenêtre s’ouvrira également de manière autonome.
Le défi de la ventilation est de renouveler l’air intérieur, en rejetant un minimum de calories à l’extérieur. Il est donc nécessaire que les débits d’air sortant soient réalisés en fonction de l’occupation réelle des locaux. À cette fin, de plus en plus de systèmes sont pourvus de détecteurs de présence, de détecteurs de COV (composant organique volatile) ou de détecteurs de CO2 pour éviter de faire tourner le système en excès.
Même si un thermostat est programmable de manière hebdomadaire, vos activités ne sont sans doute pas aussi régulières que ce qui a été paramétré. C’est pourquoi toutes les installations neuves peuvent être équipées d’un module de commande à distance depuis votre smartphone ou une console murale. Les commandes se feront par WI-FI, Bluetooth ou de manière filaire. Un coup de froid, vous remontez temporairement le chauffage d’un clic; un coup de chaud, ce sera l’inverse.
Pour éviter les interventions manuelles, un pas de plus a été franchi dans ce domaine, par la mise au point de thermostats capables de détecter vos activités et d’adapter automatiquement à la température ambiante en fonction de celle-ci : s’il détecte que vous allez vous coucher plus tôt que d’habitude, il coupera le chauffage dans les pièces de vie par exemple.
La problématique du photovoltaïque est complexe et simple à la fois : utiliser l’électricité produite lorsque les panneaux la produisent. Cela signifie concrètement que les boilers, les lave-vaisselles, les chauffages à accumulation, les machines à laver… doivent se mettre en route uniquement lorsque la puissance est suffisante. Les appareils ne pourront sans doute pas s’enclencher tous simultanément. À cet effet, des systèmes de prises capables d’identifier la puissance disponible et donc de mettre ces appareils en fonctionnement au bon moment sont en cours de développement.
Pour les amateurs de musique, la domotique offre de nombreuses possibilités pour les installations intégrées, tant en termes de confort d’écoute, que de commande via smartphones ou tablettes. Il en va de même pour le réveil le matin, tout en musique avec augmentation progressive de la lumière et ouverture des fenêtres. Tout ou presque peut se programmer. De plus en plus de systèmes fonctionnent également par commande vocale.
La domotique, ou l’immotique, n’est pas qu’une question de confort ou d’économie d’énergie, elle permet aujourd’hui de vous alerter en cas de problème afin d’anticiper une panne qui surviendrait par la suite. Elle est également de plus en plus utilisée par les personnes âgées ou moins mobiles afin d’assurer leur sécurité par des options couplées au système d’alarme. Des prototypes de capteurs voient notamment le jour afin de détecter la posture des personnes (assis, couchées, debout) et de pouvoir alerter les secours en cas de chute par exemple.
De nos jours, ces systèmes sont peu normalisés. Le câblage et les installations électriques doivent toujours répondre au RGIE et les appareils WI-FI, aux normes d‘émissivité. Dans tous les cas, veillez à ce que le système mis en œuvre reste à votre portée, soit adaptable et ne demande pas des années d’utilisation avant que tous les occupants du bien puissent le maîtriser.
À l’image des nouvelles technologies, tous ces systèmes existent et se sont répandus à la vitesse de l’éclair ces dernières années. Nous ne sommes pas au bout de nos surprises. À vous d’en faire usage de manière à ce que ces systèmes restent à votre service et non l’inverse !
Source : ©Energies+Construction